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09/02/2017

COMMENTAIRE

Que tu le composes de caresses pures écrivant des ciels d'ivresse, de notes d’or et de gouttes de lune. Il est un prisme de lumière qui coule comme l’eau de tes mains sur mes hanches et ma peau. Avec toi l’Amour est une mise en musique dont tu es le virtuose.  

Ariana

07/02/2017

CONTREFORT DE SOI

De nos piliers, invariablement celui qui m’interroge en particulier reste le quatrième. Non par attirance pour le non visible, mais parce qu’il est précisément un trait d’union avec le visible. Lien entre notre face cachée et la réalité. Le filigrane de ma propre énigme que je tente de délacer. Le désir de complétude logé chez ceux qui explorent. L’incarnation du Mystère s’opposant au néant. L’attribut de mes résistances. Il est vrai que sous cette  charpente de lumière tout nous ramène vers le milieu. Vers un équilibre des forces extériorisées, évoqué par le nuancier de gris dérivé de notre damier.   

Finalement peu intéressée par la prévalence des réponses. Mon âme voyageuse et passionnée préférant à l’aboutissement, la remarquable randonnée offerte par l’existence. Ensuite, je suppose que chacun s’approprie ce lieu à sa manière. Ce qui pour certains est abordé comme un aspect théâtral. Dont on observe au mieux un espace convenablement agencé, au pire que l’on considère distrayant si une part de nous est restée sur le parvis, agit en moi comme une spirale m’embarquant manifestement vers ma caverne de Platon.

Mouvements ordonnés, sons, silence, lumières, course des cycles, paroles pondérées, sérénité. Rien n’est attribué au hasard. Et pourtant loin de placer l’esprit sous tutelle. Il l’en extrait, l’élève, le féconde. Lui confère une plus grande liberté de penser. Néanmoins, se hisser ne suppose pas d’adopter une allure condescendante. Se serait s’égarer de ce qui nous anime. Au contraire, la hauteur autorise une mise à distance des choses pour mieux aborder le réel. Et puis s’entretenir avec soi, n’est-ce pas une belle façon de s’entretenir avec le monde ?

Ariana Barras               

05/02/2017

LES AILES DE LA PASSION

Une cordée de mots pour quitter le sol, et se donner une prise sur les choses dans l’écrit. Le rebond de quelques  flaques d’eau. Un halo de brouillard remonte de la rivière comme s’installe un mystère. Une simple concordance s’établit entre la veille et aujourd’hui. La journée se termine sur la terrasse du couchant.

Dans cette ambiance tiède que tu éclaires derrière les branches lourdes de la lumière basse, qui assidûment recopie ton image. Les accords de la musique de ton ardeur déclarée dans une nuit bleue de chine profanent délicatement mes galeries.

La douce fulgurance que je reçois de toi porte en elle un carré d’or convoquant tous les parfums du monde. Revêtue d’émotions denses et de vie, de vertiges merveilleux. La croissance de la passion que tu m’adresses soulève superbement l’épi luisant du matin.    

Quel chemin parcouru pour rejoindre la synthèse de nos parenthèses. Ces heures suprêmes, ces instants parfaits. L’allure, la hauteur. L’excitation en point de suspension. Une lésion douce et bleue au cœur. Les échappées belles de ces deux grands cerfs-volants blancs se jouant du ciel. Ce sont des procurations inestimables pour arracher au temps la virulence de la déraison ! 

Ariana Barras

03/02/2017

LA PAROLE CIRCULE

Sur le pont à récolter la poudre de l’horizon. Mon souffle prenant son vol sur le dos le vent. C'est là que je me sens bien. Il y a des jours comme ce matin. Où le ciel est une immense toile blanche sur laquelle tout peut s'inscrire comme sur une page pure. La majesté royale des aigles dominant les sommets détachés. Quelques cloches nouvelles battant les pierres de nos villages. Les étoiles que tu accroches pour m’envoûter.

Puis ce que je contemple, cette superbe lumière qui est la mienne ! Je n’en manquerai aucune aurore. Pour compléter le tableau, et faire une époque bleue de tes rafales de soleil, et de tes grains de feu. Je cueille chaque baiser tombé sur cette prairie, et l’insolence de tes prunelles qui exhale d’envie.

A la craie blanche je ne grave que le sable. J’expose mon tendre appétit. Je ne sais pas si ces mots mille fois écoutés, connaissent l’usure ? Mais mon écriture ne demande rien d’autre que de battre comme une mesure que j’espère juste. Je la veux simplement propice à ma vérité.

Alors quand je songe à tes palissades d’écrits dressées comme des agapes. Qui font la pluie et le beau temps. A cette ombre fraîche qui retarde les heures. Je sais que le brasier de ton énergie dévore le vide sans rancune. Je crois que l’air que tu ne respires pas est un infortuné. Et j’aime à penser qu’il y a une filiation entre les astres et les tailleurs de mots que nous sommes.             

Ariana Barras   

COMMENTAIRE

A ceux de mes lecteurs ayant rencontré l'impossibilité d'ouvrir ma newsletter de mercredi. Ainsi qu'à ceux qui ne l'ont pas reçue. Ce problème informatique est enfin résolu. Je l'ai donc republiée ce matin. Veuillez m'en excuser. Vous aurez une double dose dans la journée !

Et puis un grand Merci de m'accorder la générosité et la chaleur de vos nombreuses visites. De vos temps traçant de petites flammes en plein cœur de mon jardin. La bienveillance que vous avez à me lire me parvient dans le sourire de vos visages comme vos messages. Vous m'offrez la permanence d’un grand passeport sur un paysage ouvert. C'est dire si je suis touchée. Vous êtes entre mes lignes.

Ariana