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18/02/2017

AU DELA DE L'HOMME

Le courant des décades embarquant les questions essentielles non résolues. Fut un temps, et l’indice de la maturité aidant, le hasard semblait constituer une réponse valable aux interrogations fondamentales de l’existence. Désavouant la notion d’un destin tout puissant. L’œuvre du tout écrit régissant le maillage de nos agissements, et de nos intersections. Néanmoins, une pensée vivante est une pensée circulante. Le dialogue permanent avec soi remet nécessairement en cause les solutions précédemment admises.

Ensuite, l’observation de la nature ne tient pas longtemps face au hasard. Peut-on concevoir que l’horlogerie parfaite du mécanisme humain ne soit qu’aléatoire ? Ce haut lieu de l’agencement absolu, de combinaisons magistrales, de l’apothéose extraordinaire, puise dans un bouillon d’éléments pour les ordonner dans le plus juste des ballets. La création hautement précise incluse dans le microcosme jusqu’au repli le plus reculé de l’univers en est le reflet. Comme les évènements se déroulant dans une parfaite synchronicité sans logique réelle.  

Tout peut laisser supposer l’existence d’un ordre universel. Précurseur derrière la matière ou inscrit en elle à l’état de germe ? Non pas la main d’un créateur mais plutôt une exigence puissante source de cohérence. En cherchant la place de l’homme comme on s’explore soi, mon regard tend à dépasser le réel supposé, à transcender le matériel avec le désir indéniable de rejoindre le spirituel. Appréhender ce grand Mystère dans nos ourlets secrets comme nous concevons l’office d’un Grand Architecte en plein midi. Et puis, je ne peux m’empêcher de considérer les fruits suprêmes nés de notre rencontre comme ceux d’une éclosion au parfum sacré.      

Ariana Barras          

16/02/2017

SERVIR EN CONSCIENCE

« Servir » selon nos valeurs. S’agissant ici d’un engagement s’exprimant délibérément. Sur l’écheveau de la serviabilité, de celui qui met en place à celui qui transmet, chacun insuffle son esprit et sa fécondité à son geste. Du superbe insignifiant au plus remarquable, du répétitif au plus créatif. On pourrait voir l’évocation d’une course sidérale de l’occident à l’orient s’élançant entre servir et s’ouvrir.  

Ainsi, nous appartient-il de donner vie à notre serment à chaque rouage d’une officine au service de tous qui ne nous doit rien, mais dont nous sommes les légitimes gardiens. Humbles comptables pour ceux qui viendront et marcheront dans nos pas et nos sillons. Si la connaissance provient de la réflexion. Ne se dérobant pas à la règle, nos usages s’inscrivent dans la pérennité tout en travaillant aux conceptions écourtées.          

Pourtant là où la vision du devoir élèverait. Force est de constater que dans nos rangs présidant au premier degré, se loge une certaine forme de servilité dans l’acte de donner. Toutefois, même si cette perception est également fonction de notre cartographie personnelle. Néanmoins, encore faut-il porter un regard identique à la dynamique de servir. Pour te rejoindre sur le seuil de la justice avec mon désir de concilier les distances.

La chaine d’union est une immense main invisible qui nous unit. Sachons cultiver notre savoir être sur le dôme de la fraternité. L’aptitude à recevoir requière autant de « noblesse » que celle à donner. En première et dernière lecture, imprimée en moi comme une eau forte, l’image verticale portant ton nom est celle de la dignité cousue à la lisière du tablier.   

Ariana Barras

14/02/2017

AD VITAM ET AU DELA

Le monde se compte en millénaire, mais les eaux de tes yeux ignorent la facture sous tes paupières. Détrousseur comme un enfant mordant au sel des émotions et à la splendeur des élans. Buvant royalement les jours parmi les aigles flamboyants dans l’immense lustre des hauteurs. Ton ardeur imprime l’horizon tout entier. Plus fort et plus vivant, plus noble et plus grand, depuis qu’une fée aux mains enchantées est venue te révéler pour préciser tes pas dans l’émeute de ses sentiers.  

Quand je regarde en toi, c’est jusqu’au petit jour de ta naissance, ce jeune volcan blanc qui agitait déjà sa claire puissance. Avec cet essaim de dons et de vœux coulant sur toi comme un vin sucré et délicieux. Ton berceau tiède et tes rêves perçants d’espoir. Ton front éclairé d’aventures et de victoires. Parvenu à l’Homme que tu es qui me comble aujourd’hui d’embellies, de lacs suspendus et de rivages promis. L’eau sainte qui illumine mes gestes féconde ta flamme et ton sourire comme un fruit.

Dans la région des dunes célestes. Notre passion est une comète ripostant sa trainée dans l’infini comme une vaste brèche rebondit de soleil. A présent devenus les Chérubins ailés, adorés de l’immensité. Pour eux le bleu liquide du ciel est un miel croulant de feu sur le parvis de l’éternel. Il leur faut des soifs à la stature des hémisphères arrogants de la terre. Et puis, dans l’éden que je conçois, l’éternité est buissonnière.

L’aurore est une cathédrale embrasée faisant main basse sur la nuit. J’ai la terrible audace d’être heureuse par toi comme un fleuve renaissant par la pluie. Tu multiplies ma vie sans additionner l’équation de mes jours. Alors, prends ce serment pour tous les temps à venir comme la scansion des notes d’une symphonie. « Ad vitam, je te suis ».     

Ariana Barras     

11/02/2017

COMMENTAIRE

Quelle « Sublissime Etreinte » ! C’est l’ondée cristalline d’une déclaration se mélangeant au ciel et à la terre. Se renversant comme du sirop sur la nappe blanche d’un dimanche où tout peux s’écrire… Des rives de roses de rouges dans un jardin qui resplendit. Un champ de cèdres du Liban dans un arrière-pays où tout est permis. Un livret d’opéra qui ressuscite la « Flute enchantée »... Dans l’orbite céleste c’est le trésor d’un « Passeur d’or », celui que j’ai fait « Mien » !  

Ariana

FLIRT ENTRE LES ANGES

Sans être en rupture totale avec la sagesse ou la raison. Ces deux-là ont choisi de prendre l’onction de la vie. L’extrême sagesse qui est celle de préserver la douce folie. Il est vrai qu’un bonheur rêvé n’est rien à côté d’un bonheur vécu. Le ravissement qui monte graduellement comme la lumière.

C’est une comparution à persiennes semi closent. Une invitation sans comparaison au tribunal de l’enchantement. Entre ombre et clarté, pour en faire son Seigneur, elle a tout abdiqué de ses vallées… Sous leur pas, la terre est rouge. Même les réverbères luisent comme un bastion de lucioles. Les pavés mouillés et les ciels de pluie ignorent le gris. Ils sont fumants d’ocre et d’argent. Tout ça est un appel à ouvrir les portes et les fenêtres !  

Inutile d’imaginer la carte de leur itinéraire. Ils la réinventent au gréement de leurs emportements. Soulevant quelques bourrasques quand le jour tombe à terre. Naviguant sous l’infusion irisée des astres. Leur pavillon bleu marine contraste avec la blancheur de leur chambre céleste couleur de lune. Bien sûr quand le silence s’abat sur eux, ils font trembler le rideau de la nuit de leurs respirations et du bruit de leurs ailes.    

A la manière d’un Compagnon peintre du 19° siècle, pour elle il bariole le ciel avec ses pleins et ses déliés comme un comptoir allumé ! Refait son matin à Elle comme si Lui était son « Premier ».   

Ariana Barras