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03/03/2017

COMMENTAIRE

Superbe ! Une chant empli de sensibilité. Le mot juste et bien placé. Une sacrée invitation à regarder au-delà des apparences.

Merci à vous Madame.

COMMENTAIRE

Ariana BARRAS,

Le chant et la fleur merveilleuse de ce blog, c’est vous ! Moi j’aime et je vous le dis.

01/03/2017

LES RACINES ET LES BRANCHES

Au cours de nos décades nous érigeons d’incrédules constructions où seul un filet d’eau peut se frayer un chemin, où les coins reclus sont nos propres geôles cernées de certitudes. Façonnés par nos habitudes, nous souffrons d’un déni de mémoire. En remisant la nôtre, celle de nos aïeux, de nos terres ancestrales. Nous évitons de penser la réalité de l’existence soumise à l’entropie commune à l’univers. Convaincus à défaut d’être les héritiers de l’éternité. Nous en venons à vivre comme des despotes jouant sur un coup de dés l’avenir de l’humanité.

Il faudrait se souvenir du chant et de la fleur merveilleuse que le jour plantait dans nos yeux, lorsqu'en pleine jeunesse nous buvions la vie jusqu’au bout de la galaxie. Alors précisément conscients du cadeau prodigieux qui s’offrait à nous, emparés de la responsabilité entière de la Terre et de ce Tout saisissable. Le sensible nous était perceptible. Nous avions l’intuition d’une source de connaissance accessible, du théâtre perpétuel d’une mémoire universelle. En examinant la Lumière nous pressentions déjà qu’il n’y avait pas de lignes frontalières entre le spirituel et la matière, que nous étions de simples voyageurs du temps, passeurs de peu, et de l’infiniment grand.   

Au moment de rassembler ce qui est épars. De se rassembler pour devenir. De se rassembler pour s’unir. Si les racines se sont inversées au profit de l’effet. Que les fruits prennent la tunique d’une récolte flétrie comme des années qui n’ont jamais servi. Si les apparats se dressent pour combler le désert des vérités dont la recherche animait le pas de l’initié. C’est que le labeur a perdu de sa conscience et les hommes de leur ardeur. Qu’il nous faut réveiller la saveur de l’authenticité. Qu’il nous manque de regarder le monde avec l’âme et le cœur.

Ariana Barras

26/02/2017

LA LAMPE DE CEYLAN

Ce blog est une fenêtre dégagée sur la voie lactée. Avant tout une réponse au plaisir d’écrire. L’impérieux besoin de décapiter les murs et de faire danser les frontières pour élargir mon champ aux étoiles. Et puis ouvrir des passages permet d’en fermer d’autres en faisant chanter des voix originales. Préserve les sensations extraordinaires et le merveilleux des émotions. Une manière de remettre du vent sous mes cheveux et un banc de lumière dans mes yeux. L’amour de la vie a fait de moi une rivière récalcitrante au renoncement et à l’oubli.

L’écriture donne un pouvoir sur les choses et le monde. Impose de combattre l’étroitesse de l’existence, et d’entrer en sédition avec soi. Le refus d’être un simple passager périssable ou la voix altérée d’une fontaine. C’est l’acharnement de la création pour perpétuer la vie et faire reculer la mort même si le temps est un gisant de papier. Je préfère me tenir debout pour vendanger les mers, et faire grimper la vigne sur la pente des coteaux en écoutant le rire épais de l’air salé. Composer un pays où les oiseaux sont rois. Où les chapelles allumées font loi. Où l’on vit plusieurs fois. Où l’amour suit les marées pour se renouveler…

Je crois que mon rythme est alchimique. La soif d’écrire, le feu de l’élan. L’accord de trouver une phrase juste. La musique des mots peut s’enrouler par pages entières dans ma tête à tout moment à la cadence d’un oratorio. Les mots se sont bouturés à ma chair et toi semble-t-il à mes os. Tu sais que l’azur est toujours sous la pierre. Laisse-moi seulement nettoyer un peu la lassitude de tes yeux. Orner ton horizon de son logis sans fin avec ce couchant rubis hissé en cabochon.    

Ariana Barras     

21/02/2017

DU LISSAGE DE LA PENSEE

Si l’on se mobilise pour protéger la pluralité des systèmes écologiques. En revanche, peu se soulève pour la préservation d’une autre biodiversité, celle de la pensée. L’orthodoxie de la pensée unique se prélasse comme une autorité omnipotente. Ourdie de défiance, l’opinion indocile est endiguée, frappée d’aphasie, muselée de son souffle, par des injonctions maculées d’arrogance, et parfois d’attitudes rageuses. Exit, les récalcitrants au système lissant et dominant dont les dictats sont relayés sous les hospices de la « bien pensance » au moyen de réseaux satellisés !  

Le monde doit apparaitre nécessairement binaire. Il ne s’agit pas de rassembler mais d’opposer et de piloter. Quant à l’authenticité, elle s’établit dans les esprits comme parole d’évangile par des messages clairement martelés. Ainsi s’éduque le peuple ! En quittant les sentiers bornés, on s’expose à l’épée de feu incarnée par une escouade serrée de frères d’armes. Conservateurs auto érigés de la morale et débonnaires préservateurs de la gouvernance admise. Aux jugements tombés de cette vox médiatique tenant sous sa coupe une vox populi probablement carencée de colonne vertébrale, et de quelques terres fortes où s’amarrer pour mieux s’ouvrir.

Et oui, il en est ainsi le débat d’idées, riche, progressiste, libertaire, forgeur de créativité, est allé roder ailleurs et voilà que l’ivraie s’est enracinée dans nos champs de blé. De l’aisance à tondre et à mener les agneaux. L’homme libre est une pierre rare, occupée parmi les vents de ces questionnements dans son jeu d’ombres et de lumières que constituent ses lacets. Gageons qu’il ébroue quelques consciences ! Par bonheur pour moi, sur ton front luit cette liberté.

Ariana Barras