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14/02/2017

AD VITAM ET AU DELA

Le monde se compte en millénaire, mais les eaux de tes yeux ignorent la facture sous tes paupières. Détrousseur comme un enfant mordant au sel des émotions et à la splendeur des élans. Buvant royalement les jours parmi les aigles flamboyants dans l’immense lustre des hauteurs. Ton ardeur imprime l’horizon tout entier. Plus fort et plus vivant, plus noble et plus grand, depuis qu’une fée aux mains enchantées est venue te révéler pour préciser tes pas dans l’émeute de ses sentiers.  

Quand je regarde en toi, c’est jusqu’au petit jour de ta naissance, ce jeune volcan blanc qui agitait déjà sa claire puissance. Avec cet essaim de dons et de vœux coulant sur toi comme un vin sucré et délicieux. Ton berceau tiède et tes rêves perçants d’espoir. Ton front éclairé d’aventures et de victoires. Parvenu à l’Homme que tu es qui me comble aujourd’hui d’embellies, de lacs suspendus et de rivages promis. L’eau sainte qui illumine mes gestes féconde ta flamme et ton sourire comme un fruit.

Dans la région des dunes célestes. Notre passion est une comète ripostant sa trainée dans l’infini comme une vaste brèche rebondit de soleil. A présent devenus les Chérubins ailés, adorés de l’immensité. Pour eux le bleu liquide du ciel est un miel croulant de feu sur le parvis de l’éternel. Il leur faut des soifs à la stature des hémisphères arrogants de la terre. Et puis, dans l’éden que je conçois, l’éternité est buissonnière.

L’aurore est une cathédrale embrasée faisant main basse sur la nuit. J’ai la terrible audace d’être heureuse par toi comme un fleuve renaissant par la pluie. Tu multiplies ma vie sans additionner l’équation de mes jours. Alors, prends ce serment pour tous les temps à venir comme la scansion des notes d’une symphonie. « Ad vitam, je te suis ».     

Ariana Barras     

11/02/2017

COMMENTAIRE

Quelle « Sublissime Etreinte » ! C’est l’ondée cristalline d’une déclaration se mélangeant au ciel et à la terre. Se renversant comme du sirop sur la nappe blanche d’un dimanche où tout peux s’écrire… Des rives de roses de rouges dans un jardin qui resplendit. Un champ de cèdres du Liban dans un arrière-pays où tout est permis. Un livret d’opéra qui ressuscite la « Flute enchantée »... Dans l’orbite céleste c’est le trésor d’un « Passeur d’or », celui que j’ai fait « Mien » !  

Ariana

FLIRT ENTRE LES ANGES

Sans être en rupture totale avec la sagesse ou la raison. Ces deux-là ont choisi de prendre l’onction de la vie. L’extrême sagesse qui est celle de préserver la douce folie. Il est vrai qu’un bonheur rêvé n’est rien à côté d’un bonheur vécu. Le ravissement qui monte graduellement comme la lumière.

C’est une comparution à persiennes semi closent. Une invitation sans comparaison au tribunal de l’enchantement. Entre ombre et clarté, pour en faire son Seigneur, elle a tout abdiqué de ses vallées… Sous leur pas, la terre est rouge. Même les réverbères luisent comme un bastion de lucioles. Les pavés mouillés et les ciels de pluie ignorent le gris. Ils sont fumants d’ocre et d’argent. Tout ça est un appel à ouvrir les portes et les fenêtres !  

Inutile d’imaginer la carte de leur itinéraire. Ils la réinventent au gréement de leurs emportements. Soulevant quelques bourrasques quand le jour tombe à terre. Naviguant sous l’infusion irisée des astres. Leur pavillon bleu marine contraste avec la blancheur de leur chambre céleste couleur de lune. Bien sûr quand le silence s’abat sur eux, ils font trembler le rideau de la nuit de leurs respirations et du bruit de leurs ailes.    

A la manière d’un Compagnon peintre du 19° siècle, pour elle il bariole le ciel avec ses pleins et ses déliés comme un comptoir allumé ! Refait son matin à Elle comme si Lui était son « Premier ».   

Ariana Barras       

09/02/2017

COMMENTAIRE

Que tu le composes de caresses pures écrivant des ciels d'ivresse, de notes d’or et de gouttes de lune. Il est un prisme de lumière qui coule comme l’eau de tes mains sur mes hanches et ma peau. Avec toi l’Amour est une mise en musique dont tu es le virtuose.  

Ariana

07/02/2017

CONTREFORT DE SOI

De nos piliers, invariablement celui qui m’interroge en particulier reste le quatrième. Non par attirance pour le non visible, mais parce qu’il est précisément un trait d’union avec le visible. Lien entre notre face cachée et la réalité. Le filigrane de ma propre énigme que je tente de délacer. Le désir de complétude logé chez ceux qui explorent. L’incarnation du Mystère s’opposant au néant. L’attribut de mes résistances. Il est vrai que sous cette  charpente de lumière tout nous ramène vers le milieu. Vers un équilibre des forces extériorisées, évoqué par le nuancier de gris dérivé de notre damier.   

Finalement peu intéressée par la prévalence des réponses. Mon âme voyageuse et passionnée préférant à l’aboutissement, la remarquable randonnée offerte par l’existence. Ensuite, je suppose que chacun s’approprie ce lieu à sa manière. Ce qui pour certains est abordé comme un aspect théâtral. Dont on observe au mieux un espace convenablement agencé, au pire que l’on considère distrayant si une part de nous est restée sur le parvis, agit en moi comme une spirale m’embarquant manifestement vers ma caverne de Platon.

Mouvements ordonnés, sons, silence, lumières, course des cycles, paroles pondérées, sérénité. Rien n’est attribué au hasard. Et pourtant loin de placer l’esprit sous tutelle. Il l’en extrait, l’élève, le féconde. Lui confère une plus grande liberté de penser. Néanmoins, se hisser ne suppose pas d’adopter une allure condescendante. Se serait s’égarer de ce qui nous anime. Au contraire, la hauteur autorise une mise à distance des choses pour mieux aborder le réel. Et puis s’entretenir avec soi, n’est-ce pas une belle façon de s’entretenir avec le monde ?

Ariana Barras