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22/03/2017

COMMENTAIRE

Vos passions sont émaillées par de beaux fleurons (la richesse de l'art a laissé une forte empreinte). Qui plus est, vous avez une véritable disposition pour nous les décrire ! Comment rencontrer un Ange...? Réponse : " En vous lisant ".

LE TRAIT EN LIBERTE 1

Si je devais me qualifier, j’utiliserais le terme d’expressionniste. Traduire mes sentiments, mes émotions. Aussi loin que je me souvienne, il me fallait m’exprimer. M’exprimer me paraissait aller de soi comme respirer. Saisir un crayon pour trouver le geste du dessin. Saisir un crayon pour dire les mots. Saisir la ligne de mon corps, envisager le déplacement, rompre avec le sol pour me lancer dans l’espace, (ma rupture forcée avec la danse fût une véritable déchirure)... Puis, la peinture est venue plus tard, avec la fascination exercée par de grands Maitres comme Goya, Vélasquez, Modigliani, et tant d ‘autres... La diversité des approches, déconstruction du classique, appropriation fabuleuse et singulière.

C’était l’accès à une liberté plus vaste où la représentation de la réalité me dépassait, m’arrachait au réel perçu et supposé. La liberté au bout du crayon, du pinceau, jusqu’au bout des doigts qui viennent fondre l’intensité de la substance utilisée. J’ai découvert l’aquarelle, puis l’acrylique, et enfin l’huile qui fait don d’elle-même comme on fait don de soi... La rencontre avec le prodigieux concilie l’Être avec le divin. Toutes créations confondues, chaque œuvre de génie dont je me suis nourrie et désaltérée, s’est adressée à mon âme en traversant ma chair comme la lumière. Ces vagues d'émotions m'ont construite.

Mon univers n’a rien d’académique. Il est fait d’écriture graphique, d’écriture picturale, d’esquisses accentuées. On pourrait croire que cette pluralité s’oppose à l’acte de choisir, par la même au refus de renoncer. Inconsciemment peut-être… Toutefois sur ce trajet infini, j’utilise le verbe sous toutes ces formes comme un énoncé de l’intention, ou plus précisément sa mise en mouvement à défaut de ne jamais pouvoir la traduire entièrement. En toute conscience, ces voies se complètent et s’unissent simplement dans une trajectoire céleste vers un désir de beauté, d’absolu et de vérité.  

Ariana Barras  

18/03/2017

COMMENTAIRE

J’aime venir me poser chez vous, car j’y suis bien. Ce quelque chose de simplicité et d’authenticité me plaît. Et pour tout dire, je vous préfère à beaucoup d’autres blogs prétentieux où narcisse fait son lit !

17/03/2017

COMMENTAIRE

La narration sensible et désintéressée. Vos terres de cigalières bien aimées, et votre pain fait maison qui fleure bon la tradition.

Moi, j’y étais, et j’y suis souvent !

16/03/2017

PHILOSOPHIE DE VIE

Ma philosophie tient en une courte liste de mots. L’amour comme intelligence, le partage comme science évidente, la fraternité comme vérité, la vie comme une odyssée. Une intelligence d’aimer relevant de l’esprit. De l’intérêt affecté aux autres soutenu par le désir de créer un lien dont nous sommes le ciment. La volonté de connaitre pour comprendre, de comprendre pour être compris, d'exister pour transmettre et partager, d’aimer pour être aimé, de savoir se donner pour recevoir. Extraire le savoir de l’expérience qui fait sens à la vie, et savoir le rectifier.   

Une dynamique s’opposant à l’amollissement de soi, à la peur d’aimer dissimulant la sombre réalité de la peur de vivre. Je déteste la tiédeur, cet indicateur de sous-investissement face à l’existence ! Cet état de complaisance intérieur consistant à convoquer le passé pour entretenir ses lésions, y trouver une suite d’alibis pour régresser. La plus absurde de toutes les batailles serait de retourner contre moi le fleuret émoussé de quelques exutoires appartenant à ma mémoire.

Lorsque je convie la richesse et la beauté de mon passé, c’est en termes d’instrument de perfectionnements. Ma modeste rhétorique, c’est d’être et de demeurer le liant de mon accomplissement. De refuser de laisser tarir la source de ma part humaine au bénéfice de souvenirs briguant à l’orienter non pour la féconder mais pour la déshériter de sa substance vitale, de son noyau fondamental.

Faute d’avoir contracté une aphasie du cœur, j’ai sur l’autre une ouverture vivante. Au fond de mes yeux s’est installée une clarté, une compréhension sensible relayée par l’ardeur et la curiosité. La lueur de l’expérience désireuse de toujours s’accentuer. Un goût certain pour l’incendie de la vie qui m’octroie toutes les raisons de la consumer ! Alors, quand ton visage s’éclaire, que tes bras s’ouvrent, c’est une première fois à chaque fois, une offrande renouvelée, une continuité d’instants inédits.   

Ariana Barras