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27/05/2017

UN AROME SANS FIN

L’origine de mon désir, celui dont l’amour me consume. Celui que je vois où la vie se tient. Celui que mes mains parcourent comme seule des mains peuvent connaitre un Homme, parce qu’elles disent ton nom véritable et le feu de ton âme. Aucune autre main ne le peut. Parce tu es mon territoire, celui qui éveille mon cœur et mon ventre lorsque le monde est endormi, et quand l’aurore s’écrit. Si le vent te dit que je t’ai oublié, ne le crois surtout pas, il n’est qu’un malandrin jaloux avide d’obscurité. Rien ni personne ne pourrait t’arracher de ma poitrine.

Même dans le plus pénible des déserts, habitant la distance où tu m’as exilée, dans le fleuve blanc de mes nuits cognant à tes volets, depuis ma solitude devenue comme une seconde peau. Tu n’es pas sorti de moi, ni moi de toi. Donne-moi ta passion à pleines mains qu’elle combatte le sol de mes doutes, que chaque pierre me dise ton amour. Murmure-moi un petit nom fait de ton entière tendresse. Chasse le voleur de nos heures qui sangle ma taille d’indifférence, et le châtiment de n’être rien pour toi.

Cesse d’interrompre tes écrits qui préservent la douceur, la hauteur et l’épaisseur du contact avec celle qui... Fais-moi dormir dans tes mots, qu’ils me répètent en eux. Offre-moi ta bouche sur un lit de fleurs comme je t’offre le bouton de mes lèvres. Enlace-moi comme un lierre ignorant mes frontières. Prends racine en moi pour renaitre au monde les yeux fous de lumière. Je te suis dans un acte de sang. Entre le volume bleu et la péninsule de notre horizon de cathédrale de pierres. Notre amour appartient au temps infini, à l’argile qui nous a semés ensemble, et à la terre.  

Ariana Barras  

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