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25/01/2017

LA CADENCE DU JOUR

Assumant ma préférence à barrer en solitaire pour me réparer sans écumer chacune de mes escales dans ce journal de bord. J’admets que de ma convalescence, j’ai séparé les raisins amers pour t’offrir en partage les grappes luisantes moissonnées. C’est ainsi qu’à l’arrière de ces sillons cendreux m’est restée la douceur des sentiments, murmurant comme la respiration d‘une brise dans l’embrasure du levant.

Ton nom est celui de la terre profonde où s’enracine mes jours, où demeure tout ce qui dure, l’eau des rivières qui court dans nos ravins capricieux, la croissance de l’aube, le bleu des crépuscules, et ton parfum qui me brûle. Au milieu du ciel s’allume les vergers d‘étoiles que tu suspends dans le soir pour m’écarter la nuit, et m’ouvrir le matin comme un rosier blanc sur tes écrits.       

Illuminant ma solitude, ta présence plus que toute autre domine mes pensées comme les ailes du vent consumant les vallées. Et je me suis prise à aimer ce mystère non résolu incrusté comme un rubis, ce morceau d’univers qui se répète à l’infini, cette parcelle de terre que tu es dans ma géographie. Mais avant de sceller la vie dans l’éternité, et bien avant que notre sillage ne tombe comme un seul feu de lune, d’ici là, aucun lieu n’a plus d’éclat que notre parvis… 

Ariana Barras 

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