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11/11/2016

DE LA GUERRE A LA PAIX

Dans ce soir de juillet qui crevait en silence et habillait le ciel de noir, je ne savais même plus où flanquer ma pauvre douleur ! Et pourtant il a bien fallu que j'enfouisse ton cœur dans le mien pour l’envelopper de chaleur. Que faire d’autre ? L’air était devenu aussi glacé que la terre qui te baptisait pour la dernière fois. Et moi, moi je ne pensais qu’à te rejoindre là-dessous. J’y ai bien laissé quelques morceaux dans ce maudit trou !    

Et puis comme tu le sais, je déteste la mémoire de l’oubli, avec ma manière de sacraliser les choses qui me touchent, alors en écoutant l’aube grise descendre à travers sa verrière vers cinq heures du matin. Je songeais forcément à Toi, à son Père à lui, et à tous ces frères d’armes venus écumer la terre de leur sang. Tout ça pour que nous puissions traverser nos petites vies dans la paix des jours depuis quelques décennies !

Avec la répugnance de voir au pied de Clémenceau, ces expressions de soi-disant circonstances aussi pleine de fausseté que les pensées raccordées à l’allocution. Alors que pour vous rendre hommage, il m’aurait paru préférable un office trempé de droiture et sans grande pompe, avec seulement une haie simple et belle pourvue de quelques d’Hommes d’honneurs !

Tu n’as pas laissé ta vie dans les tranchées, tu es rentré avec ta blessure à la jambe, et avec le pire, qui était de se dire c’est lui ou moi, alors que tu ne voulais que ce ne soit ni l’autre ni toi ! Et toute l’horreur qui ne se dit pas, comme cette sale odeur persistante de peur, de sang et de poudre, comme tous les autres, tu es rentré avec tout ça ! Alors je ne peux oublier que la paix que je connais, est le fruit des deux guerres que tu as connu !

Je t'aime,

Ta Fleur pour l’éternité.   

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