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30/10/2016

DU SOLEIL SUR LES CENDRES

Loin de les ignorer... Sur le perron du jour suspendu à trois notes dans la gorge d’un oiseau, du bout des doigts j'ai caressé tes mots. Ceux qui avec la poésie et la douceur de ton cœur dessaisi de fierté, s'emploient et s'obstinent à faire renoncer mon hiver, à défaire les mâchoires de glace qui m'enserrent. J’ai quitté l’impression persistante d’habiter dans une faille.   

Bien que l’esprit et l’âme encore blanchis par le froid et la nuit. Je sais la pression forte de ta main, je sais ce courant de chaleur qui circule et m'apaise. Pourtant, les yeux éclos j’ai frémi en débarrassant la cendre de mes yeux, j’ai craint de perdre ce « voir » nouveau.

Alors penchée sur les coupures de mon cahier et l’errance de mon écriture à l’envers, et au-dessus du dégel qui fait briller les choses, j’ai trouvé l'ombre d’une audace bordée de maladresse au fond de ce café sans café... Avant que le bouillon de notre comptabilité ne finisse sous le bastingage usé de nos doutes et de nos regrets, du vide de nos vies et de nos solitudes enfermées.

Je veux apercevoir demain se hisser à travers les branches du couchant qui crépite comme le fond croustillant des feuilles d’automne, pour ébrouer la poussière entre ciel et terre, là où le jour fend la nuit lorsque tu l’éclaircis. A l'endroit où la lumière du soleil aborde le monde pour te le moissonner, et faire un feu avec la vie avec tout ce que tu me dis tout bas pour que je le prenne plus haut dans mes bras.      

Ariana Barras  

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