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10/09/2016

JARDINS D'ORIENT

Puisque nous savons que l’absence de lumière précède le jour. Puisque quelques gouttes saumâtres de doutes suffisent à troubler l'eau claire d'un ruisseau. Puisque tu sais que les derniers pas sont aussi beaux qu'éprouvants. Puisque tu as su clore et achever mes résistances par une si douce sentence. Puisque la force de ta résonnance ouvre un carré de ciel comme un oratorio. Puisqu'il s'élève un champ sacré superbe et augural des contreforts de ton Chateaux jusqu'au choeur de notre Cathédrale.

Alors avec toi, je voudrais emprunter des sentiers novices comme la blancheur de l'aube. Nettoyer le passé pour en faire le fondement d'un nouveau récit, un commencement qui pourrait naître ici, dans la tendresse de septembre. Conjuguer nos mots avec sagesse, force et beauté. Peser nos paroles et nos silences, pour se dire, s'entendre et s'écouter. Composer nos lendemains et nos élans sur le lit de lumière débordant de nos yeux.

Puisque tu embrases mon chemin de la plus belle des clartés, que tu assures fortement ma main, je sais que je peux surmonter ce sentier escarpé. Je ne crains plus rien, ni la lueur de mes peurs, ni le passage vers l'Orient, ni la renaissance vers le soleil levant.

Je ne peux que prendre ta main qui se tend pour aller vers ce Palais encore inconnu, que j'imagine exhalés de couleurs et de rameaux écrasés de senteurs chaudes et de fleurs comme des années courbées par le temps, des jardins orientaux suspendus à des matins perçant les feuillages et le coton des nuages, qui s'incendient dans l'or s'appliquant à monter au dessus d'un horizon inondé ouvrant sur l'infini.

Ariana Barras

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