Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

20/08/2016

POURQUOI PAS...

J’ai marché jusqu’au pied de tes murets, jusqu’aux pierres sèches de nos champs éreintés. Mes yeux plantés dans le lointain, j’ai parcouru nos passages dérobés, les pluies enroulées en veines sur nos vitres, le feu et le froid de nos corridors, le paravent de tes sentiments. Sous un ciel panaché ourlé de feu, les portes de nos correspondances se sont ouvertes, installées au gré de nos résonnances.

Auprès de nos immenses racines, les liaisons de nos sillons s’embaument encore de senteurs de miel. A l’ombre fraîche du figuier, le paysage s’est fait naturel. La rivière usée par l'été fait encore briller ces images, trois roses sauvages se distinguent au milieu des genêts, et la glycine a pris place au soleil.

On dirait que l’on revient de loin… Du creux de nos sillages, d’un long voyage. De nos turbulences, j’ai estompé ce qui doit l’être… L’entendement des émotions apporte la douceur et la clémence. Il y a des moments où il suffit de saisir le secret des choses, la beauté, la transparence de l’air qui s’étire jusqu’à l’horizon et rejoint l’immensité.

Pour le reste, que faire d’autre que de voyager entre tes versants intérieurs, et tes espaces inexplorés. De préserver le brasier de nos cahiers, notre chapelle éclairée d’une lueur d’espérance autour d’un jardin de bleuets, de laisser août préparer septembre, de respirer tes bouquets de tendresse, et ton parfum d’homme non apprivoisé qui sait convertir demain en goutte de vie, en perle de rosée…

Ariana Barras

Les commentaires sont fermés.