Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21/08/2016

LET GO

Il faut que je t’apprenne que L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE, supérieure ô combien au quotient intellectuel, réside dans la capacité à savoir reconnaître, analyser et maîtriser ses émotions.

Ce savoir-faire permet, en outre, de reconnaître le ressenti des autres, de le partager et de l’influencer. Et si cette aptitude nous rend plus humains et plus intuitifs, elle contribue aussi à nous orienter vers les bonnes décisions.

Ainsi l’intelligence émotionnelle, celle dont tu es dotée, met-elle en relief les émotions qui sont indispensables à la pensée. Sans elles, nous sommes incapables d’apprécier pleinement les merveilleux instants de l’existence passés au cœur d’une Cathédrale généreuse comme sur les murailles d’une Citée fantastique…

Que le ciel fasse qu’il nous reste celles que nous avions classées dans le tiroir du fond par inadvertance, elles sont désormais et plus que jamais la source de nos espérances !

SavalLd’Arvo

20/08/2016

POURQUOI PAS...

J’ai marché jusqu’au pied de tes murets, jusqu’aux pierres sèches de nos champs éreintés. Mes yeux plantés dans le lointain, j’ai parcouru nos passages dérobés, les pluies enroulées en veines sur nos vitres, le feu et le froid de nos corridors, le paravent de tes sentiments. Sous un ciel panaché ourlé de feu, les portes de nos correspondances se sont ouvertes, installées au gré de nos résonnances.

Auprès de nos immenses racines, les liaisons de nos sillons s’embaument encore de senteurs de miel. A l’ombre fraîche du figuier, le paysage s’est fait naturel. La rivière usée par l'été fait encore briller ces images, trois roses sauvages se distinguent au milieu des genêts, et la glycine a pris place au soleil.

On dirait que l’on revient de loin… Du creux de nos sillages, d’un long voyage. De nos turbulences, j’ai estompé ce qui doit l’être… L’entendement des émotions apporte la douceur et la clémence. Il y a des moments où il suffit de saisir le secret des choses, la beauté, la transparence de l’air qui s’étire jusqu’à l’horizon et rejoint l’immensité.

Pour le reste, que faire d’autre que de voyager entre tes versants intérieurs, et tes espaces inexplorés. De préserver le brasier de nos cahiers, notre chapelle éclairée d’une lueur d’espérance autour d’un jardin de bleuets, de laisser août préparer septembre, de respirer tes bouquets de tendresse, et ton parfum d’homme non apprivoisé qui sait convertir demain en goutte de vie, en perle de rosée…

Ariana Barras

15/08/2016

CE N'EST QU'UN LEGER RETARD

Il y a un paysage mansardé, sans aplats, ni reliefs comme un horizon tassé. Il y a une saison embrumée comme la fumée épaisse d’une brune. Il y a une vitre émoussée comme une pluie sans printemps. Il y a aussi la joie et le rire des enfants…

Et puis il y a ta plume qui caracole sur le dos du vent, et tes mots qui s’envolent scintillants. Ton évidence qui ouvre la lumière dans un coin de ciel, qui emporte le monotone et le gris du temps. Il y a ta main sur cette poignée de porte… Il y a tes frôlements qui précisent les choses, et les choses qui prennent leur place.

Et puis, il y a tout ce que nous avons déposé le long de nos sentiers. Tout ce qui a infusé comme des feuilles de thé parfumées, cet ennui, ces murmurent, et ces pensées… Et puisque l’amour est la folie des sages, il y a aussi des appels, des couleurs, des voyages, et des senteurs…

Et puis il y a tant de pages blanches à remplir d’émotions et d’images, encore tant d’encre à verser, de mots à écrire et à signer. De clairs obscurs. De moments insignifiants. De nuits de lune. De suites d’instants. De couchants rouge cuivrés. Et de silences où tout commence. Comment est-il possible que d’ici le soir brille comme un matin mouillé ?

Ariana Barras